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[i563] DE LA VILLE DE PARIS. 251
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CCCXCII. — [Ordre d'apporter le roolle des arqueruziers.] [Commission de prinse de corps contre Nicolas d'Aurray. — Rixe devant les Celestins.]
8 juillet i563. (H 1780, fol. i4 v°.)
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Du jeudi, huictiesme jour de Juillet oud. an. Clouet.
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et qu'il n'estoit bon y entrer pour la reverence desd. s", et qu'il estoit meilleur de se retirer par led. Beaugendre et ses gens en lieu où led. capitaine envoiroit son lacquaiz à l'issue du disner dud. d'Aubray, et en advertir led. Beaugendre pour en faire la capture, ce que led. Beaugendre a faict, et atendu jusques à une heure après midi; à laquelle heure, voiant led. Beaugendre que led. lacquaiz ne venoit, s'est retiré en la maison du lieutenant de lad. Dixaine, auquel il auroit demandé s'il debvoit entrer en la maison dud. d'Aubray; qui auroit esté d'advis de aller aud. lieu, ce qu'il auroit faict. Et y estant avecq ses gens, auroit esté empesché par les gens dud. d'Aubray que lesd, six hommes entrassent en lad. maison. Et à l'instant s'est presenté et a paru monsrde Perreuze'2', conseiller en lad. Court, lequel a demandé aud. Beaugendre de quoy il estoit question, qui luy a dict que c'estoit ung exploict qu'il avoit à faire aud. d'Aubray, qu'il luy a monstré, qui estoit lad. commission. Et sur ce led. de Perreuze, auroit dict que led. d'Aubray ne faillirait à venir ce jour d'huy à la Ville, et qu'il y avoit encor du temps assez; au moien de quoy se seroit retiré vers nous led. Beaugendre'3'.
Grignon.
Sur la plaincte faicte aud. Bureau par Simon Grignon, mc passeur d'eaue es portz de-Paris et l'un des gardes commis sur la riviere près les Celestins, de ce que, le jourd'huy, faisant l'exercicede sa charge, voullant arrester quelques coffres, affin de savoir à' qui ilz appartenoient, suivant sad. charge, a veu quelques prebstres devant les Celestins qui baltoient ung autre paouvre prebstre ; ausquelz il auroit demandé pourquoy ilz baltoient led. prebstre, les-
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Jehan Clouet, clerc des cent harquebusiers de lad. Ville, demourant près la porte Sainct Martin, auquel a esté enjoinct de apporter au Bureau de lad. Ville le roolle contenant les noms et seurnoms des harquebusiers d'icelle, et ausquelz il a cy devant faict commandement de comparoir pour assister à la justice, à qui il a parlé et quelle heure il estoit quant il feist lesd, commandemens, chacun pour son regard.
Beaugendre. — D'Aubray.
Au jour d'huy, aud. Bureau, François Beaugendre, sergent de lad.Ville, a remonstré et rapporté que pour mettre à execution certaine commission de prinse de corps décernée le jour d'huy à l'encontre de me Nicolas d'Aubray f, il s'est transporté avecq six personnes à luy baillez pour force, en la court du Palais, espérant y prandre led. d'Aubray, suivant lad. commission, où il a sejourné après la levée de Mess" de la Court une heure, et de faict a envoié le lacquais du capitaine Lemoine en la salle du Palais et es Chambres savoir si led. d'Aubray y estoit, qui luy a rapporté que non; a esté prié par led. Beaugendre de veoir en lad. Court si les gens et monsteure d'icelluy d'Aubray y estoient, lequel, après avoir cherché en lad. court du Palais, et trouvé qu'il n'y estoit, ny monteure à luy appartenant, ce faict, s'est retiré avecq ses gens vers led. capitaine Lemoine et son lieutenant, rue du Temple, ausquelz il auroit faict entendre ce que dessus; lesquelz capitaine et lieutenant luy ont dict que led. d'Aubray estoit à table et disnoit avecq plusieurs conseillers de la Court et autres notables personnes,
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(1) Nicolas d'Aubray, reçu secrétaire du Roi le 25 septembre 1547 par la résignation d'Adrien Rougeault, exerça cette charge jusqu'en 1570.
(-) Nicolas Hector, seigneur de Perreuse, conseiller au Parlement dès 1546, devint maitre des requêtes ile l'Hôtel en 1567, el Prévôt des Marchands en 1586; il ne laissa aucune postérité de Marie Ruzé, sa femme.
f3' Les poursuites contre Nicolas d'Aubray, seigneur et baron de Laigle, notaire et secrétaire du Roi, étaient dirigées par l'Échevi-nage, à la requête de Jean Terrier, mercier, et du substitut du procureur général du Roi, avec fort peu de ménagements d'ailleurs, car d'Aubray se plaignit de ce que les Prévôt des Marchands et Échevins, sans charge ni information, avaient décerné plusieurs décrets contre lui, «à son de trompe et cry publicq, par plusieurs et diverses foys, mesmes devant son logiz, pour le scandalizer», et avaient fait saisir tous ses biens meubles et immeubles. L'affaire fut portée devant le Parlement, qui, par arrêt du i4 août, ordonna l'élargissement de Nicolas d'Aubray jusqu'au jour où Ia cause d'appel serait plaidée. (Archives nationales, Parlement de Paris, X" 1606, fol. n4 r°.)
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